Après deux rencontres précédentes, en octobre et en novembre 2009, autour de la question de l’Environnement et de l’Emploi, le Club « Souriez » s’est réuni pour la troisième fois, le 3 février dernier, pour traiter de la question de l’Éducation.
Lors de cette troisième rencontre ont été traités, lors d’un débat animé, les multiples aspects problématiques posés par la promesse de prise en charge progressive des frais de scolarité par l’État pour les élèves français inscrits dans les établissements français de l’Étranger ; une promesse de campagne émanant de l’actuel Chef de l’État, Nicolas Sarkozy, en partie mise en pratique, et en partie abandonnée.
Quatre ateliers de travail se sont donc penchés sur quatre thématiques principales : l’avenir des bourses scolaires, les conséquences de la prise en charge des frais de scolarité, l’évolution de l’offre pédagogique, et le financement des établissements scolaires français.
A l’issue des discussions, voici les 10 propositions qui ont été émises par le Club « Souriez » pour les questions liées à  ce sujet :
- Dans un contexte global très varié, avec des situations très diverses pour les établissements français à travers le monde, nous avons conscience qu’il est difficile de disposer d’une politique commune en matière de gestion des établissements scolaires français à l’étranger ; nous sommes cependant partisans d’accroître un financement mutualisé du réseau des établissements à l’étranger afin d’assurer le maintien d’un service public de qualité, et faire en sorte de ne pas laisser les établissements dépendants des aléas du marché ou d’investissements privés comme seule source de financement ;
- La nature du personnel enseignant influe, selon nous, de manière prépondérante la qualité des enseignements dispensés au sein du réseau des établissements scolaires français à l’étranger. Aussi, et dans la mesure où le personnel résident tend à remplacer de plus en plus celui des expatriés, il convient de garantir que le statut de résident remplira une mission similaire à celle que poursuivent les expatriés, avec les mêmes exigences de formation, avec les mêmes indices salariaux et avantages sociaux que ceux dont bénéficient les expatriés, et avec un incitatif de mobilité au bout de 5 ans de résidence, afin de privilégier un renouvellement pédagogique maximal ;
- Pour les élèves français qui désirent résider dans un pays d’accueil du continent nord-américain, il convient de favoriser au maximum, durant leurs études au secondaire, leur connaissance des réalités locales, pour les préparer notamment à s’intégrer au marché du travail. Nous sommes partisans de rendre plus perméable les deux types d’enseignements, le français et le local, en faisant cohabiter au Canada et en Amérique du Nord, au sein des établissements français, des filières internationales, locales et françaises, sans forcément que cela ait un lien avec les incitatifs financiers induits par la Prise En Charge (PEC) financière de certains niveaux d’études ;
- Afin de ne pas surcharger les emplois du temps des élèves des établissements français à l’étranger, nous sommes favorables à de nouvelles méthodes d’intégration plutôt qu’à l’accumulation de surplus de compléments d’enseignement « local » aux heures d’enseignement régulier qui à terme, alourdissent et portent préjudice au système ;
- La PEC concerne actuellement 3 niveaux (seconde, première, terminale) au cours desquels les élèves quittent fréquemment le système français. La PEC devrait, selon nous, concerner des niveaux de scolarité inférieurs, là où la rétention des élèves s’avère nécessaire, plus utile et mieux ciblée ;
- Selon nous, la PEC représente un coût très exigeant pour la nation française, et nous pensons que ce coût risque d’annihiler les efforts qui sont faits dans d’autres types de programmes, notamment pour tout ce qui a trait au financement du fonctionnement des établissements ;
- Nous pensons que les parents d’élèves concernés comprennent combien leur contribution au financement du système est essentielle au maintien d’un enseignement français de qualité à l’étranger, mais nous estimons aussi que le barème des aides à la scolarité doit être révisé pour concerner davantage de foyers à plus faibles revenus ;
- Dans l’absolu, nous sommes favorables à une remise en cause totale de la Prise En Charge afin de privilégier et pérenniser le système des bourses et ce, en proposant de transférer l’enveloppe budgétaire dédiée à la PEC à une revalorisation des aides à la scolarité ;
- Nous estimons qu’il est nécessaire de revoir le financement des établissements français de manière globale, et de garantir sur le long terme la mission de service public en évitant à tout prix de transformer les établissements scolaires français à l’étranger en entreprises à but lucratif ;
- Nous pensons enfin qu’il conviendrait de réfléchir rapidement à la mise sur pied d’un dispositif permettant de mieux informer les Français de l’étranger sur le mécanisme des bourses scolaires (aide à la scolarité) ;
Chers amis,
La victoire de dimanche aux Régionales est une formidable démonstration de la nécessité d’une union à Gauche pour faire triompher les valeurs progressistes.
Il y a, chez nos compatriotes français, une véritable aspiration à un changement de régime : vers plus de justice sociale, pour un respect du travail et pour moins de conservatisme autant que de sectarisme.
Cette victoire est un appel clair à la poursuite de l’effort en vue d’un projet commun d’ici trois ans. Et ce, sans faire taire pour autant les différentes approches de ce qui constituera le projet progressiste à venir.
Penser l’union, c’est chercher dès à présent à nous connaître, nous peuple de Gauche, à nous compléter et refuser toute hégémonie d’un parti, quel qu’il soit.
Afin d’éviter la cacophonie encore trop ambiante, il nous faut orchestrer une symphonie des idées et des valeurs sur la base d’un programme commun. Il faut quelqu’un à la baguette.
Nous devrons donc organiser dès l’an prochain des primaires ouvertes à Gauche, ouvertes à tous les sympathisants de Gauche, qu’ils soient ou non encartés dans un parti. C’est mon souhait.
Il faut faire entendre toutes les sensibilités, toutes les voix, l’expression d’un peuple de Gauche qui choisira celui ou celle qu’il jugera à même de le représenter et qui incarnera le changement auquel il aspire.
Il n’y aurait rien de pire que des candidats désignés par leur appareil de parti : ce serait fouler au pieds l’esprit d’union et trahir les aspirations populaires, seul socle légitime pour bâtir notre destin commun.
Je crois en nos formidables chances de succès, ici en Amérique du Nord, en 2012 !
Amitiés progressistes,
Philippe Régnoux
Co-fondateur du collectif « Souriez, Vous êtes Français ! »
Philippe Régnoux et Anthony Grolleau-Fricard, les deux co-fondateurs du Collectif citoyen « Souriez, Vous Etes Français! », vous présentent les 10 propositions rédigées à lissue du 2ème Club « Souriez », qui sest réuni en fin d’année, à Montréal.
Le Club « Souriez » est un club de réflexion qui se donne pour mission de bâtir un projet progressiste pour la communauté française vivant en Amérique du Nord.
Après une première rencontre, le 16 octobre 2009, autour de la question de l’Environnement, le Club « Souriez » s’est réuni pour la deuxième fois, le 25 novembre dernier, pour traiter de la question de l’Emploi.
Lors de cette seconde rencontre furent discutés les réalités effectives qui se posent aux travailleurs français désireux de venir s’installer en Amérique du Nord, et plus spécifiquement au Québec, à la lumière des nouveaux accords signés entre la France et la Belle Province en matière de mobilité professionnelle.
Quatre ateliers de travail se sont donc penchés sur quatre thématiques principales : la reconnaissance des diplômes, la reconnaissance des compétences, la préparation des Français au marché du Travail Nord-Américain, et l’intégration des nouveaux immigrants par le marché du Travail Nord-Américain.
A l’issue des discussions, voici les 10 propositions qui ont été émises par le Club « Souriez » pour les questions liées à l’Emploi des nouveaux arrivants :
- Nous souhaitons recommander aux Français arrivants de réfléchir à l’opportunité de compléter leur formation au Québec, quel que soit leur âge, quel que soit le domaine d’activité, lorsque cela n’est pas spécifiquement prévu dans le cadre des Accords de Reconnaissance Mutuelle. Nous pensons qu’il est essentiel, pour les Français qui souhaitent s’installer en Amérique du Nord pour y travailler, de privilégier au maximum la formation tout au long de la vie tel que cela est communément admis et pratiqué de ce côté-ci de l’Atlantique ;
- Pour les Français qui veulent utiliser le Québec comme tremplin pour découvrir l’Amérique du Nord, nous pensons qu’il est nécessaire de ne pas se reposer sur la pratique du français dans la Province et qu’il convient de maîtriser la langue anglaise avant le départ ;
- Nous sommes pour la création d’un interlocuteur indépendant des Ordres professionnels qui garantisse une harmonisation de la reconnaissance des diplômes au Québec entre les Ordres, les universités et les organismes de formation ;
- Nous sommes favorables à l’harmonisation de la reconnaissance des diplômes et des compétences au niveau fédéral, entre toutes les provinces canadiennes, et ce dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe ;
- Nous souhaitons une uniformisation plus accrue entre l’approche par compétences nord-américaine et la reconnaissance par diplôme à la française ;
- Nous pensons que le Canada doit offrir une plus grande sensibilisation aux réalités du pays avant que les Français n’immigrent ;
- Nous recommandons aux Français qui souhaitent immigrer au Canada de procéder à un voyage exploratoire, de s’informer sur les réalités qu’ils vont rencontrer en participant aux sessions d’informations du BIC, du MICC, de l’AMPE et de l’OFII ; nous souhaitons privilégier la voie du mentorat avec les entreprises canadiennes ;
- Nous sommes favorables au jumelage entre nouveaux arrivants et Français installés depuis plusieurs années au Canada ;
- Afin de contrer la précarité grandissante des jeunes Français arrivant au Québec du fait notamment d’une utilisation abusive du Permis Vacances Travail (PVT), nous en appelons à un assouplissement du visa Jeunes Professionnels pour le rendre plus accessible et permettre ainsi aux jeunes professionnels qui disposent d’une qualification professionnelle de venir en période exploratoire au Québec sur une période de 18 mois ;
- Nous souhaitons nous appuyer sur les délégations économiques notamment pour apporter une information de pré-départ plus poussée auprès des jeunes Français qui souhaitent émigrer au Canada pour des raisons uniquement professionnelles ;
Philippe Régnoux, Co-fondateur du Collectif citoyen « Souriez, Vous Etes Français! », et Julien Viel, responsable Environnement au collectif, vous présentent les 10 propositions rédigées à l’issue du 1er Club « Souriez », qui s’est réuni le 28 octobre 2009, à Montréal.
Le Club « Souriez » est un club de réflexion qui se donne pour mission de bâtir un projet progressiste pour la communauté française vivant en Amérique du Nord.
Â
Le Club « Souriez » s’est réuni pour la première fois, le 26 octobre dernier.
Lors de la première rencontre furent discutés les moyens de transformer notre environnement quotidien pour promouvoir le développement durable et participer, par notre comportement, à la protection de la planète.
Quatre ateliers de travail se sont donc penchés sur quatre thématiques principales : transport, recyclage, consommation énergétique, et comportement du consommateur.Â
A l’issue des discussions, voici les 10 propositions qui ont été émises par le Club « Souriez » sur le plan environnemental :
- En Amérique du Nord, en matière de transport aérien, nous pensons qu’il faut optimiser les déplacements effectués sur de longues distances ;
- Nous sommes partisans de doubler le corridor Québec-Ottawa en privilégiant l’option ferroviaire ;
- Nous sommes partisans de promouvoir des flottes de taxis peu energivores dans les métropoles ;
- Afin de promouvoir le recyclage du verre vert, nous demandons à la SAQ de disposer des bacs de récupération devant chaque magasin ;
- Nous souhaitons voir se développer le recyclage des containers maritimes en logements collectifs et proposer des incitatifs dans le domaine de la construction ;
- Nous proposons d’intégrer des explications pratiques sur le recyclage lors des sessions d’accueil d’immigrants, notamment dans les cours de francisation ;
- Nous sommes favorable à la création d’un label « Vert » pour toute nouvelle entreprise française qui investira en Amérique du Nord en adoptant un comportement écologiquement responsable ;
- Nous souhaitons communiquer plus efficacement au sein de la communauté française pour promouvoir la consommation de produits locaux ;
- Nous entrevoyons la mise en place d’un REEV (Régime d’Epargne Enregistré Vert), qui consiste à propose de cumuler de l’argent sur un compte (un fonds d’investissement) destiné à financer des projets « verts » avec déduction fiscale à la clef ;
- Nous sommes favorables à une hausse des prix de la consommation électrique en appliquant des correctifs fiscaux pour éviter de contraindre les classes les plus défavorisées, et en tenant compte des pratiques de consommation de chaque foyer ;
Le Club Réflexion et Projets du Collectif Souriez vous êtes Français est ouvert. Les premiers billets et compte-rendus de rencontres seront bientôt publiés. Vos commentaires seront les bienvenus.


